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Bienvenue sur le blog du château de Rambures

C'est une forteresse qui fut batie par les seigneurs de Rambures et qui est, aujourd'hui encore, occupée par leurs descendants.

Le but de ce blog n'est pas de faire un enième site internet qui lui sera consacrée mais de créer un endroit vivant ou les commentaires seront les bienvenus.

Pour les gens qui se seront passionnés pour la visite de ce lieu, mon blog sera l'occasion de voir comment il vit, quasiment au jour le jour et ainsi de mesurer quel travail il peut y avoir derrière l'entretien d'un tel lieu. Toutes les dernières nouvelles, articles de journaux heures d'ouverture et évènement seront également présents sur ce blog.

Bonne visite

Samedi 25 avril 2009

 

   En ce moment j'ai l'impression que les billets d'humeurs sont surtout l'occasion pour moi de justifier les règles du château. Après tout, le but de cette rubrique étant de vous faire partager la vie à Rambures, pourquoi pas ? D'autant plus que le nombre de questions, remarques voire plainte à se sujet se multiplient actuellement. Je ne le ferais pas naturellement (une règle est une règle) mais si cela peut répondre aux attentes de certains visiteurs.

  Depuis bientôt un mois donc,  la gratuité a été décrétée pour les moins de 26 ans dans tous les musées publics de france (et comme par hasard il faut que cela arrive juste au moment ou moi je dépasse ce chiffre fatidique: j'enrage !). Mon rôle ici n'est pas de juger de la pertinence ou des raison d'une telle mesure. Si cela permet d'inciter certains à quitter leur console de jeu, tant mieux. Malheureusement, ce qui est déjà difficilement possible pour l'Etat et les collectivités locales est clairement impossible pour un site privé.

  Pour un monument privé, le chiffre d'entrée n'est pas qu'une donnée symbolique que l'on cherche à atteidnre pour faire toujours plus. Le but d'un château, lorsqu'il est ouvert au public, n'est pas de faire du bénéfice ni même d'être à la limite de la rentabilité. Au contraire, c'est de "limiter la casse ! " Chaque euros est réinjecté immédiatement dans l'entretien, la rénovation et les salaires de ses employés. Dans tous ces sites que vous visitez pendant vos vacances comprenez bien que la gratuité à un prix. Elle signifie moins de salles ouvertes, moins d'animations, moins de personnel et donc, un service de moindre qualité voire: la fermeture. 

  Et puis, à l'heure où l'on s'interroge sur l'avenir de notre précieuse jeunesse, où les émissions de télé réalité nous abreuvent de commentaires alarmiste sur ces "jeunes sans repère et sans respect", j'estime que la gratuité n'est qu'une partie de la solution. Payer pour entrer dans un site, c'est participer pleinement à son fonctionnement. D'expérience je sais qu'on écoute, observe et apprécie d'autant plus un service qu'on a du investir pour en bénéficier.

  En résumé, demander un droit d'entrée implique chaque visiteur dans la conservation du château et dans sa visite. En y pénétrant vous avez donc tous le droit d'avoir des exigences: accueil, propreté, service, contenu de la visite... Mais c'est aussi un exemple de responsabilisation du public, "jeunes" comme "moins jeunes": un "geste citoyen" en somme. Appellez ça le prix du patrimoine ou le poids de la culture au choix! 

  Alors, exclure d'office tout un pan, dit "sensible", de la population de cette participation peut être un palliatif pour permettre aux plus démunis d'aborder la culture, c'est vrai. Cependant, au château comme dans beaucoup de sites privés, nous ne le faisons pas car  nous ne le pouvons simplement pas.

.... mais oups, je crois que finalement, j'ai donné un petit peu mon avis sur la question non?


Par Christophe Dufour - Publié dans : le billet d'humeur du guide
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Samedi 18 avril 2009
 Enfin les vacances scolaires. Profitons-en pour vous faire partager nos nouvelles citations de visiteurs.


Un élève de collège qui lisait devant le guide la citations "Tout par labeur":
- Mais m'sieur, y savent pas parler les gens en c'temps là, on dit "Le beurre" pas la beurre!

A la question "les enfants, à quoi sert une cape au Moyen Age", la réponse numéro un des petits est l'inévitable:
-(en choeur) A voler monsieur!

-Avec quel objet écrit-on au Moyen Age
-Une plume de mouton monsieur!

Le guide venait d'expliquer à un groupe de CP qu'il fallait faire attention aux escalier à Vis car "se sont des escaliers qui tournent". A cette remarque, la plupart des enfants se mirent à gémir et plusieurs d'entre eux refusèrent de les monter. A la fin de la visite, l'instituteur vint le voir pour lui expliquer avec un grand sourire:
"En fait, je crois qu'ils ont tous pensé que les escaliers tournaient sur eux même comme des hélices!"

 Enfin, parce qu'il n'y a pas que des enfants au château:

A un visiteur qui tentait de franchir la grille du château alors que celui-çi était fermé:
-On ne peut pas rentrer pour le moment monsieur, c'est la règle.
-la règle, la règle, je suis en Week End moi, ce n'est pas pour respecter les règles !
(A rapprocher de l'article sur les photographies au château)
Par Christophe Dufour - Publié dans : brèves de visiteurs
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Jeudi 16 avril 2009
c'est une nouvelle rubrique crée depuis cette année pour ,qu'encore plus , vous puissiez comprendre quelle est la vie dans un tel cadre...parfois joyeux, parfois grognons, j'espere que ces billets d'humeur rédigés par notre guide, Christophe Dufour, vous plairons. n'hesitez surtout pas à nous faire part de vos commentaires...
Par aurelien ries - Publié dans : lechateauderambures
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Samedi 11 avril 2009

 Avec le retour des jours d'afluence, j'ai décidé de m'attaquer à un sujet qui fait débât: la photo souvenir.

  Depuis l'adoption des congés payés, l'invention de la caméra 8mm, du jetable puis la consécration de l'omniprésent numérique, la photo souvenir est devenue l'incontournable de nos vacances.
  Or, ce réflexe compulsif se heurte, au château, aux nécessités du lieu. Je passe les évidentes questions de sécurité. Il s'agit surout de problèmes de préservation. Une tapisserie XVIè s'accomode assez mal des flashs. Enfin, il en va de la simple tranquilité de tous. Avez vous déjà essayé de faire/suivre une visite quand on vous bombarde de flash? Au début c'est flatteur, très vite, c'est insoutenable. De plus, vous savez pertinemment que toute personne qui photographie n'écoute plus et qu'il y a toujours des personnes pour vous demander de répetter.  Enfin, essayez de vous concentrer lorsque un ou deux visiteurs commentent à voix haute le film de leur vacances qu'ils tournent au même moment ou qui ponctuent leur prise de "là, le guide vient de faire une blague sur les armures, c'était très drôle" (si si, ça arrive!!!). Imaginez en plus que vous deviez supporter tout ça devant 30 personnes alors que vous passez constemment du français à l'anglais 5 à 7 fois par jour. C'est infaisable.

  Néanmoins, pour satisfaire tout le monde, nous avons décidé d'accepter les photos en début de visite sans même un droit d'auteur ni de copyright demandé de la part d'un guide pourtant sourcilleux sur son droit à l'image. Quelle générosité! 

   Mais malgré ça, ces règles ne cessent de déchainer les passions. C'est ainsi que, pour le guide, la visite se résume vite à une course poursuite entre sa visite multilingue et les visiteurs qui traînent volontairement derrière pour arracher un cliché ou ceux qui courent devant pour le même motif. Sans compter ceux qui dissimulent leur appareil en pensant ne pas se faire voir (ce qui est faut, croyez-moi, on prend très vite le coup et l'entraînement ne manque pas). La plupart du temps il s'agira d'une photo prise à la va-vite, pas cadrée, floue ou de mauvaise qualité. D'où ma constatation: n'est ce pas plutôt l'interdit qui motive de telles conduites ? J'en veux pour preuve ce groupe qui s'est vanté, d'avoir "bien eu le guide" en organisant moultes diversions  devant la comtesse qui les écoutait incognito ! Quel est l'intérêt? Celui du souvenir que l'on se repassera avec nostalgie dans un scéance diapo à la maison sans savoir que, parce que le guide a perdu trop de temps, une salle n'a pu être montrée? N'est-il pas plus intéressant de s'imprégner d'une atmosphère unique plutôt que de gâcher une visite
juste pour le plaisir de se dire qu'on pourra la revoir après sur son ordinateur ? Pour franchir les règles, on a été jusqu'à me présenter une carte certifiant que "le détenteur prend des photo à titre culturel". Mais où va-t-on? Toute règle à un sens, dans un monument historique comme ailleurs, pendant les vacances comme n'importe quand dans l'année. Ne pas la suivre c'est obligatoirement nuire à quelqu'un, voire soi-même.  

  Alors, pour mettre fin à ce triste constat, je vais vous donner ma philosophie à chaque visite. Tout monument historique a son âme propre, fruit de son histoire. Par notre manière de les présenter, nous autres guides essayons de participer de cette âme et de vous transmettre cette atmosphère unique que vous ne retrouverez jamais assis derrière un écran, pas plus que vous ne garderez ces souvenirs là sur une feuille de papier glacé. Personnellement, je préfère mille fois oublier le contenu préçis d'une pièce pour peu que mon esprit en ait gardé une image que mon imagination déformera avec bonheur et qui me donnera l'envie de la faire partager.
  Heureusement, vous êtes nombreux à le comprendre et à respecter, chacun à sa façon, notre patrimoine. A ceux là, qui me donnent toujours, l'envie de vous en faire partager le plus possible je dis, de tout coeur, MERCI.

Par christophe Dufour - Publié dans : le billet d'humeur du guide
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Samedi 4 avril 2009


 Aujourd'hui débute le plus long week end de l'année....

  Et non, il ne s'agit pas des journées des parcs et jardins ou encore des journées du patrimoine, non, pour le guide, le week end le plus éprouvant de la saison à rambures est celui de...

                                                                   l'ouverture du Ramburé !!!!!


  Petit rappel pour les non avertis. Depuis presque 500 ans, de la récolte des pommes du château on tire un merveilleux breuvage à la robe dorée dénommé ramburé. 
  Or, pour le jeune citadin que je suis, ce cidre de pays, fort goûteux au demeurant, s'accomode fort mal de mes intestincts délicats. N'ayant jamais très bien tenu l'alcool, il suffit de deux ou trois verres pour que la terre commence à tanguer sous mes pieds. J'ai eu le droit de tester la nouvelle cuvée déjà hier et au bout d'un gobelet mon anglais ne ressemblait plus à rien. L'année dernière, comme il faisait très froid, chaque visiteur m'invitait cordialement à "boire un petit coup pour la gorge" avec eux à la fin de la visite. Autant vous dire qu'au bout de 6 visites, il ne restait plus beaucoup de guide pour vanter les mérites de l'architecture médiévale......

  Cruel dilemne donc. -Soit je vais devoir me montrer désagréable avec le public, donc repousser leurs invitations, et enfreindre ainsi le célèbre et indispensable code de déontologie du guide historique.
                                           -Soit je me résignerais à obeir scrupuleusement à mon devoir et à ma conscience professionnelle en acceptant chaleureusement tout les verres qui me seront présentés, mais  avec tous les risques que cela implique.

  Je crois que personne ne se rend compte à quel point la vie de château peut être difficile.....                                      

Par aurelien ries - Publié dans : le billet d'humeur du guide
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