Voilà enfin la neige ! En ce début d'année où les prédictions de chaos se bousculent aux portes comme des fourmis devant un morceau de sucre, on observait déjà les mines décomposées de ceux qui
avaient vu, persuadés, les signes d'une fin proche : un hiver doux, des plantes de Mediterranée qui fleurissent déjà sous nos climats, pas de grêle, pas de neige, pas de froid .... les voilà tous
rassurés : l'hiver est finalement arrivé avec ses jolis flocons et ses bonhommes de neige. Et maintenant que disent-ils ?? qu'il fait trop froid pour la saison bien entendu ! eh bien non, on nous
apprend qu'en 1956 tout était pire et vous voyez que nous sommes toujours là et en forme (même si un peu plus pollués qu'alors).
Voici le village' de Rambures sous la neige, pris depuis le parc du
château ... n'a t-il pas l'air aussi paisible qu'autrefois ?
Alors profitons de cette pureté, fraîche, que nous apporte cette première neige de l'année. Allons faire un petit tour dans le parc du château, denicher de belles photos, observer les lièvres,
lapins et écureuils.
Amusons-nous à découvrir les cachettes des diplodocus sortant leur cou ou les passages secrets menant à la chapelle du marquis de Rambures
Et que sont devenues les roses si épanouies au mois de Janvier ? si préssées qu'elles étaient d'être les premières à être sous les feux des projecteurs, elles en ont oublié de se cacher sous leur
horde de piquants encore moelleux aprés ce petit repos. Elles sont comme nous : elles ont froid et se recroquevillent en rêvassant
Et voici le château au mieux de sa forme : frais, certes, mais sec ! Le voici tel que l'aimait tant la Marquise. Elle qui se plaisait à le prendre en photo, elle qui s'enfermait dans sa salle de
développement dans les bas étages du château, elle qui aimait à relire Chateaubriand dans le salon bleu tout prés de son mari, affairé à ses comptes ou à son courrier prés de la cheminée, le soir
aprés dîner, elle que la chaleur de la pièce exigue entre la cuisine, l'office et la salle-à-manger tentait encore de pousuivre la redaction de son journal intime afin de nous livrer son regard
bienveillant et tout empreint d'une intelligente analyse de son siècle. Voici le château d'aujourd'hui, fidèle à son merveilleux château
Juste avant de quitter cette demeure familiale monumentale, un dernier regard par la fenêtre de la salle-à-manger néo-gothique, un dernier adieu aux communs et nous disparaissons pour laisser en
paix ces pierres de plus de 6 siècles et les murmures retenus de ses occupants d'antant figés par le mouvement interrompu du balancier de l'ancienne horloge de la grande tour

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